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Par Thalys dans Surrénales le 8 Avril 2011 à 10:43
Bonjour tous. Aujourd'hui vendredi 8 mars 2011 était la date où j'allais enfin savoir si j'avais des problèmes de surrénales. A 08:45 j'appelle une première fois la clinique et je demande à parler à l'endocrinologue. Sa secrétaire me suggère de rappeler dans une demi-heure/trois-quarts d'heure. Je m'en vais promener le chien. Je passe à la pharmacie renouveler mon stock de Deroxat (= Paroxétine, léger antidépresseur). A 09:30 je rappelle la secrétaire de l'endocrinologue. Elle me met en attente, le temps de fixer rendez-vous à une autre patiente. Ca dure un certain temps. Puis elle me reprend et me demande qui je suis et ce que je veux. Là ça commence à bien faire. C'est la troisième fois en deux jours que j'espère avoir un éclaircissement sur les résultats de ma prise de sang concernant les surrénales. Elle me passe (enfin ! ) l'endocrinologue à qui je me présente. Il part chercher les résultats de ma prise de sang. Ca dure un certain temps. Puis il me reprend et commence à décortiquer les chiffres, les valeurs, etc. Conclusion : je n'ai pas de problème hormonal associé à mon hypothyroïdie. Je n'ai pas de problème de surrénales.
Ouf.
Ca m'aurait fait encore plus plaisir si j'avais été en forme. Mais avec le retour de la chaleur je fais chutes de tension sur chutes de tension. Je suis déprimée et énervée. Demain je devais aller déjeuner en famille mais je vais annuler : je ne suis pas en état de prendre le bus et le métro ; pas en état de parler, d'écouter pendant des heures ; pas en état de quoi que ce soit et c'est bien là le problème, je ne suis plus capable de rien, il n'y a rien qui fasse remonter cette fichue tension, ni les repas équilibés, ni le repos. J'ai de nouveau du mal à m'endormir, je m'agite beaucoup. Et cette dépression qui pointe le bout de son nez depuis quelques jours, associée à une incontrôlable nervosité, m'inquiète pas mal aussi. Est-ce que ça peut être des symptômes de l'hypothyroïdie, ou des effets secondaires du Lévothyrox ? C'est vraiment pas marrant.
Au moins, quand on se fait enlever la thyroïde, on n'a plus de problème du tout.
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Par Thalys dans Surrénales le 6 Avril 2011 à 11:22
Bonjour à tous ! Troisième jour de "mieux", c'est pas dommage. Et j'ai même pu faire mon petit marché : artichauts, pointes d'asperges, radis, laitue, fraises (passionnant pas vrai ;-) De retour du marché je trouve, enfin ! les résultats de ma prise de sang concernant les surrénales. Tout à coup, je ne suis plus si pressée d'ouvrir l'enveloppe. Et puis je me décide. Je m'assieds pour lire le feuillet. Eh bien je vous le donne en mille : bon ou pas bon ? - ça ne saute pas aux yeux. L'ACTH-Corticotrophine paraît être dans les normes mais c'est juste. Alors qu'est-ce que je fais ? J'appelle vite la clinique et je demande à parler à mon endocrinologue pour qu'il m'éclaire sur la question. Ce à quoi on me répond qu'il n'a certainement pas eu le temps de prendre connaissance de mes résultats et qu'il me faut... rappeler vendredi matin ! J'ai déjà passé 6 jours à attendre ! et il me faut encore patienter 2 jours !? Là franchement j'en ai marre. Surtout je m'inquiète. L'ACTH est assez bas, faudra-t-il que je passe des tests ? Est-ce que ça sous-entend qu'une insuffisance surrénalienne est en route ? Bon. J'essaie de me raisonner. Rien n'arrive jamais ni comme on le craint ni comme on l'espère.
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Par Thalys dans Surrénales le 1 Avril 2011 à 17:48
Je viens d'aller chercher mes résultats que j'ai lus tranquillement sur un banc tout en fumant une cigarette.
CORTISOL à 7h45 ...... 168.6 ug/lNormales : 75.0 à 250.0
Comme on peut le voir rien d'alarmant, tout est normal ! Oui, c'est très rassurant même si :
La cortisolémie peut être normale en cas d'insuffisance surrénalienne partielle (...). Source : 250 examens de laboratoire : prescription et interprétation par René Caquet
Il faut attendre les autres résultats. Il faudra peut-être faire d'autres tests. D'ici là je peux décompresser un peu. Je me suis fait pas mal de souci ces derniers jours.
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Par Thalys dans Surrénales le 1 Avril 2011 à 10:27
Bonjour à tous... Je me rends bien compte que mes articles en ce moment sont un peu tristounets. La maladie, vous n'avez pas forcément envie de la côtoyer tous les jours, surtout si vous avez quelqu'un de malade dans votre famille, ou que vous êtes vous-même malade. Je comprends qu'on peut avoir envie de penser à autre chose. Moi-même j'aurais envie de penser à autre chose. Mais la fatigue, la faiblesse, la douleur, l'inquiétude, me rappellent à tout instant de la journée que plus rien n'est comme avant. J'ai dans l'idée, aussi, que mon journal de bord peut éclairer certaines personnes en insuffisance thyroïdienne. En aucun cas, bien sûr, il ne faut appréhender que l'hypothyroïdie soit associée à une autre maladie auto-immune. Cela peut arriver. Mais cela n'arrive pas toujours, loin de là.
Pour moi, j'évite de lire sur le Net tout ce qui concerne l'insuffisance surrénalienne. Autant j'éprouvais le besoin d'en savoir toujours plus sur l'hypothyroïdie, autant je cale net devant les témoignages concernant les maladies touchant les glandes surrénales. Je préfère m'en tenir à mon propre parcours, à ma propre expérience.
Ce matin j'ai bien failli ne plus pouvoir me lever du banc public où j'avais dû m'asseoir d'urgence. Pendant un moment j'ai cru que j'allais tomber dans les pommes. Ca me fait peur cet état de faiblesse extrême. Moi qui aime tant marcher, je me traîne comme les vieux. C'est vraiment difficile à accepter.
Il faut dire que depuis sept heures et demie du matin je n'ai pas ménagé ma peine. D'abord, direction laboratoire, à jeun, pour ma prise de sang. Moi qui n'appréhende pas du tout les prises du sang, à force d'en faire ça me serre au creux du ventre chaque fois que l'aiguille pique la saignée. Ce matin, en plus, c'était un peu bizarre. La très jeune femme, avant de me piquer, se met à consulter un livre à spirales. Elle cherche un moment. Se lève, sort, et part chercher je ne sais quoi. Revient s'asseoir, vérifie de nouveau quelque chose dans son livre. Intriguée par son manège je lui demande : "Vous ne faites pas ça souvent ? " (sous-entendu pour ce genre d'analyse). Elle me répond qu'effectivement c'est assez rare. Là-dessus, elle me prélève trois échantillons de sang dont un sera immédiatement congelé (cortisol). Pour la première fois j'ai l'impression de nourrir un Dracula moderne, insatiable, et menaçant.
J'aurai un tiers des résultats ce soir à partir de dix-sept heures. Les deux tiers du sang partent dans un autre laboratoire, je n'aurai les résultats que dans une semaine. Il va falloir patienter. J'essaie d'en prendre mon parti.
Ensuite il a fallu promener le chien puis aller chercher du sucre et du lait. J'ai cru que je n'y arriverais jamais. J'étais à bout de forces. A cela s'ajoutent un manque d'appétit, de vagues nausées, de fortes douleurs lombaires, mal au ventre, des troubles digestifs. Je ne crois pas que ça vienne de la thyroïde. Et des coups de couteau dans les genoux, qui me coupent le souffle.
Depuis avant-hier je me prépare mentalement à l'annonce du diagnostic : qu'il s'agit bien de la maladie d'Addison. Avec le secret espoir que ce ne soit pas ça. D'ores et déjà je me demande comment je vais pouvoir annoncer ça à ma famille. Je ne peux faire autrement que leur dire. C'est une maladie qui se voit : la peau noircit (mélanodermie).
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Par Thalys dans Surrénales le 31 Mars 2011 à 11:13
Hier j'étais tellement contente qu'on me prescrive enfin mon Lévothyrox que j'en ai oublié certaines choses que l'endocrinologue m'avait dites. Je ne pensais qu'à ma thyroïde et à mon traitement. C'est en fin de soirée que le souvenir de ses paroles m'est revenu. Il parlait des surrénales.
Du coup hier soir j'ai mis du temps avant de m'endormir. J'avais peur. J'ai quand même réussi à passer une bonne nuit (toujours grâce à l'infusion de camomille).
Ce matin je me réveille, fatiguée comme toujours, mal partout comme toujours depuis que je souffre de cette thyroïdite, mais en plus avec le moral assez bas. Nonobstant ! j'ai la ferme intention de me rendre à mon travail. Mais sitôt qu'on me voit on me dit : "Mais il faut voir le médecin, vous ne pouvez pas travailler dans un état pareil". J'arrête à dix heures, les muscles et les articulations raides, les reins démolis. Je rentre chez moi pour téléphoner au docteur. Il ne peut me recevoir avant lundi. Je m'affole. Il faut que je puisse le voir aujourd'hui ou demain, c'est impératif ! "Qu'est-ce qui vous arrive ? " me demande-t-il. Alors je lui résume : l'endocrinologue, le Lévothyrox, le travail, la fatigue, mal aux reins. Je dis que j'ai dû rentrer chez moi parce que je n'en pouvais plus. A ma stupéfaction il répond doucement : "Vous avez bien fait de rentrer chez vous. Restez à la maison, reposez-vous". Il ajoute qu'il me prépare un arrêt de travail jusqu'à la fin de la semaine prochaine, je n'aurai qu'à passer dans l'après-midi récupérer les papiers. Il me verra la semaine prochaine.
Et retour à la case départ avec un souci en plus : les surrénales. Puisque je suis en arrêt maladie (une fois de plus ! ) je m'occuperai de ma prise de sang demain matin huit heures à jeun. Et j'espère ne pas devoir attendre une semaine les résultats. J'espère que les analyses se feront dans le même laboratoire. Ainsi j'aurai les résultats le soir même. Je préfère savoir, vite. Même si ça me fait peur.
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