• Comme il faut commencer par le commencement, je vais parler des symptômes qui ont donné l'alerte. Je précise qu'il s'agit ici de mon expérience personnelle. Chez d'autres personnes, les premiers signaux seront peut-être différents. Les symptômes que je décris ici ne seront pas non plus, systématiquement, ceux d'une thyroïdite ou d'une hypothyroïdie.

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    Fin janvier/début février, je commence à ressentir  une fatigue intense. Mes vieilles tendinites (pas si vieilles que ça d'ailleurs) qui avaient arrêté de me faire souffrir se réveillent brusquement. J'ai plein de courbatures. Les gens s'étonnent de ma pâleur. J'ai beaucoup maigri, de plusieurs kilos en moins de quinze jours. Ma tension est très basse. Je n'ai pas trop le moral. Je ne dors plus  depuis plusieurs semaines.

    Tout d'abord j'essaie de tenir le coup en espérant que ça passera tout seul. J'incrimine mon travail, qui est très physique, et mes nombreux trajets à pied. Je pense aussi qu'il s'agit d'un contrecoup de l'année 2010 qui fut une année particulièrement pénible.

    Mais mon état de santé ne s'améliore pas, loin de là. Je ne suis vraiment pas en forme.

    Direction le docteur (femme) qui diagnostique une asthénie mais ne me donne aucun remède pour me retaper. Elle me demande quand même de faire une prise de sang que je ne fais pas, décrétant que mes analyses de sang n'ont jamais rien révélé d'anormal, qu'elle aurait aussi bien fait de me prescrire quelque chose pour me fortifier et faire remonter ma tension.

    Quelques jours plus tard je me tourne donc vers le médecin qui me suit depuis huit ans mais qui n'est plus mon médecin traitant depuis que j'ai déménagé. Il me demande ce qui m'arrive. Je lui réponds : "Comme d'habitude". Il est vrai que j'ai souvent des baisses de tension qui me mettent à plat. Il me prescrit des gélules pour faire remonter ma tension, un léger antidépresseur pour me remonter le moral, et un léger anxiolytique pour m'aider à dormir, parce que je mets trois heures avant de trouver le sommeil et que je me réveille plusieurs fois dans la nuit. Il m'engage fermement à faire ma prise de sang. Comme je n'ai confiance qu'en lui, je m'exécute.

    Je retourne voir le docteur (femme) avec mes résultats. L'analyse de sang révèle une légère hypothyroïdie. Cette fois, je dois passer une échographie de la thyroïde et refaire une prise de sang.

    L'échographie de la thyroïde montre une hypervascularisation en doppler couleur, aspect témoignant d'une thyroïdite.

    Le médecin de la clinique me dit qu'il s'agit bien d'une thyroïdite de Hashimoto. Il m'explique : "Un grand classique de la cinquantaine. L'organisme ne reconnaît plus la thyroïde comme étant un organe lui appartenant".

    Sur Internet j'apprends qu'il s'agit d'une maladie auto-immune : les anticorps, au lieu de s'attaquer à une maladie, s'attaquent à un organe (en l'occurrence la thyroïde). Les anticorps détruisent la thyroïde.

    Je retourne voir le médecin (homme) qui consulte le dossier qu'a monté la remplaçante m'ayant examinée quelques jours plus tôt. Il étale tous les papiers devant lui. On dirait qu'il essaie de mettre en ordre les pièces d'un puzzle. Et là, douche froide : il diagnostique une asthénie extrême.

    Une asthénie ? - Serais-je une incurable dépressive ? Je lui rappelle que l'échographie montre clairement une thyroïdite. Ce à quoi il répond : "Ce n'est pas sûr que ce soit une thyroïdite. Et je ne vous donne aucun médicament, vous en prenez déjà bien assez comme ça (??? rapport à l'échostructure granuleuse du foie, observée lors de mon échographie de l'abdomen passée en même temps que mon échographie de la thyroïde ? ) De toute façon il n'y a aucun traitement qui marche. Et puis ça ne peut pas être une hypothroïdie. L'hypothyroïdie fait prendre du poids. Vous, vous maigrissez". Il ajoute par devers soi : "A moins que vous soyez passée par une phase d'hyperthytoïdie". Il me demande de refaire une prise de sang autour du 20 mars (soit dans une petite semaine à partir d'aujourd'hui - 12 mars).

    Il faut attendre les résultats de la deuxième prise de sang, qui tardent à arriver parce que l'analyse est faite dans un laboratoire autre que celui où a été effectuée la prise de sang.

    Je rentre chez moi la mort dans l'âme, sans traitement, sans aucune reconnaissance du mal qui me ronge. Si bien que lorsque les résultats de ma seconde prise de sang arrivent au bout d'une semaine (ce fameux 4 mars) j'en ai pris mon parti, je les trouve tout à fait normaux et c'est sans aucune inquiétude que je téléphone à mon médecin (homme).

    Il a changé de ton depuis la dernière fois. Il m'annonce que j'ai bien une thyroïdite (de Hashimoto) et que je vais passer en hypothyroïdie dans quelque temps. A ce moment-là je devrai prendre un traitement à vie. Des substituts.

    Les résultats de ma dernière prise de sang sont :

    Immunologie-Auto-immunité

    Anticorps anti-thyroperoxydase 439,2 kUI/L
    (Valeurs de référence ‹34,0)
    Anticorps anti-thyroglobuline 500,2 kUI/L
    (Valeurs de référence ‹115,0)

      Merci de votre visite !

     

     


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  • photo 

    Il ne faut pas toujours parler de maladie. D'autant plus qu'une thyroïdite, ce n'est vraiment pas grave par rapport au cancer, au sida, à la SEP ou Parkinson. Comme j'ai coutume de dire : "Ce que j'ai c'est pas grave, mais c'est embêtant".

    Le temps était radieux ces derniers jours. Témoin ce fragment d'arche, qui se découpe sur un ciel de carte postale.

     A demain si vous le voulez bien.

     


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  • Bonjour et bienvenue à toutes et à tous,

    Voilà : le 4 mars 2011, c'est à dire il y a une semaine, on m'a diagnostiqué une thyroïdite (inflammation de la thyroïde). Je viens de créer ce blog pour apporter mon témoignage (dépistage, symptômes, traitement). Mais aussi pour évoquer (pas trop quand même) quelques aspects de mon quotidien. Le tout agrémenté de photos personnelles parce que j'adore prendre des photos.

    Un mini-t'chat est à votre disposition, colonne droite, pour me poser des questions, répondre aux miennes si vous pouvez, nous faire partager votre "expérience" de la thyroïdite ou de l'hypothyroïdie, faire simplement connaissance... ou me faire des compliments sur mon blog (c'est toujours agréable).

    Donc à bientôt j'espère et bonne fin de journée.

     Et n'hésitez pas à me faire un petit signe avant de repartir !

     


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